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Les origines du Thermalisme

La station possède cinq sources exploitées dès l'époque gallo-romaine. L'abbé Védrine met au jour la Grande Source en 1844. Son débit très élevé permet d'envisager une exploitation à grande échelle. En 1862, la visite de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie donne une caution officielle au renouveau thermal. En moins d'un demi-siècle, la vallée verdoyante de la Tiretaine se transforme en un lieu de cure et de villégiature, remarquable par ses décors fastueux inspirés de l'architecuture du monde entier. L'Etablissement thermal (inscrit MH) L'édifice est construit de 1852 à 1856 par l'architecte Agis Léon Ledru. Il se compose d'un corps de bâtiment principal de style antique flanqué de deux galeries se terminant par un pavillon. En 1913-1914, Louis Jarrier conçoit l'extension postérieure des thermes dans un style italien. Quelques années plus tard, les trois grandes verrières du pavillon central sont ornées d'un vitrail figuratif signé par les "Entreprises Damon, Paris." La Buvette Eugénie (inscrite MH) La buvette était à l'origine un kiosque en fonte de forme polygonal. En 1913-1914, Louis Jarrier refait la partie centrale de la buvette. Il abrite la source Eugénie sous une cloche de verre travaillée comme une pièce d'orfèvrerie, et conçoit un comptoir circulaire recouvert de grès flammé et orné de mosaïques en grès cérame (décors signés Gentil et Bourdet). En 1936, les architectes Chanet et Liogier recouvrent cet ensemble d'une coupole soutenue par une colonnade s'inspirant du pavillon central des grands thermes. Grands Hôtels et villas Face aux thermes, les grands hôtels, Métropole, Royat-Palace, Castel Hôtel, dominent le parc par leur organisation verticale. Marquises, frontons sculptés aux décors luxueux, tourelles d'angle ou toits-terrasses s'inscrivent dans une architecture exceptionnelle. Les vestiges gallo-romains

La source minérale des Roches (sur la commune de Chamalières) était un lieu de vénération comme l'attestent les nombreux ex-votos découverts au cours de fouilles récentes : statuettes de pèlerins, silhouettes nues ou vêtues de tunique et surtout planchettes anatomiques, sont autant de témoignages insolites du culte rendu par nos ancêtres à cette source réputée miraculeuse. (Ex-votos exposés au Musée Bargoin de Clermont-Fd). Par ailleurs, des fouilles pratiquées dans l'enceinte thermale au cours du siècle dernier ont mis à jour les vestiges de la piscine gallo-romaine. Le pavillon Saint-Mart

Le Pavillon est un ancien établissement destinés aux bains de jambes et de pieds. En 1912, Louis Jarrier est chargé d'embellir et d'agrandir ce bâtiment construit en 1905 dans un style néoclassique. Il s'inspire de l'Italie de et de l'Orient pour concevoir un pavillon central coiffé d'une coupole et cantonné de deux ailes asymétriques recouvertes d'un toit terrasse bordé d'une balustrade à claustras de terre cuite. La mosaïque, autour de la porte d'entrée, associe au blason de Saint-Mart des motifs emblématiques de l'eau. Cet établissement est à présent devenu un espace scénographique dédié au thermalisme avec exposition d'objets. A travers une visite ludique et intéractive, vous pourrez découvrir l'histoire du thermalisme à Royat.
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